Cet ouvrage est le fruit d’une collaboration entre différents organismes : responsables de l’association « Spiritualité et arts », architectes et universitaires spécialistes d’architectures, responsables du Comité du patrimoine culturel au sein de la Direction de l’architecture et du patrimoine. C’est dire qu’il réunit toutes les compétences pour traiter de manière documentée et actualisée d’un tel sujet. A cela ajoutons une maquette originale et rigoureuse, et une très bonne qualité d’impression de la nombreuse iconographie. Nous avons là un ouvrage remarquable, qui a du reste été remarqué le journal de la culture Télérama, qui ne fait pourtant guère de place aux ouvrages religieux.
Une sélection rigoureuse – faite par un comité ad hoc - a permis de ne retenir que 110 architectures les plus intéressantes sur les plus de 1000 construites en Ile-de-France depuis 1945.
Une autre qualité de l’ouvrage : il est interreligieux. L’architecture traitée ne se borne pas au catholicisme ; est aussi présenté : le protestantisme (et ses différentes branches), le judaïsme, l’islam, et même un certain nombre de lieux de médiation et de mémoire interreligieux, voire laïcs (jardin de la paix de l’Unesco, 1968). Mais aussi quelques architectures plus « exotiques » (église chaldéenne St-Thomas l’Apôtre, Sarcelles, 2003), ou moins publiques mais non dénuées d’un intérêt architectural (Chapelle du Cours Notre-Dame Providence à Enghien-les-Bains, 2005). Même certaines architectures non encore terminées au moment de la rédaction de l’ouvrage, sont représentées (Mosquée Adda’wa, Paris 19e, 2010 ; projet de la mosquée de Bobigny).
La première partie de l’ouvrage consiste en un certain nombre de fiches thématiques : - le rôle de l’architecture dans chaque religion ou confession ; - l’architecture religieuse de 1945 à nos jours ; - le financement des lieux de culte ; - l’architecture au 20e siècle.
La seconde partie présente – en principe sur une page – les architectures sélectionnées, présentées par département. Une fois n’est pas coutume, le protestantisme est bien mis en valeur : plusieurs lieux de culte réformés, luthériens, baptistes et anglicans sont analysés. Les deux récentes architectures de Marc Rolinet n’ont pas été oubliées (chapelle des diaconesses de Reuilly à Versailles, 2008 – sur 2 pages -, et « Cap espérance », de l’église réformée d’Ermont, 2008). Le temple de St-Quentin-en-Yvelines, pas encore terminé, est déjà présent (p. 108).
Un ouvrage de référence.