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Bibliothèque (1990-2017)

L’Evangeliario nella storia e nella liturgia (1er ouvrage)

Il nuovo Evangeliario Ambrosiano e capolavori antichi. La bellezza nella Parola (second ouvrage)

V. Ascani, E. Bianchi, E. Borsotti, F.G. Brambilla, J. Cottin, A Dall’Asta, M.-J. Mondzain, P. Prétot, G. Ravasi, D. Tettamanzi, C. Valenziono (1er ouvrage)

Umberto Bordoni, Norbeto Valli (éds.), (Second ouvrage)

Nous avons là deux ouvrages en italien - mais à chaque fois avec une abondante iconographie - autour d’un même projet, initié par l’archevêque de Milan, Dionigi Tettamanzi, avant de quitter ses fonctions : faire faire par des artistes contemporain un "évangéliaire pour le XXIe siècle".

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Le premier ouvrage , L’évangéliaire dans l’histoire et la liturgie (le titre ne correspond pas exactement au contenu, puisqu’il y a un certain nombre d’articles sur l’actualité liturgique et artistique) est en fait les actes du colloque préparatoire à cet ambitieux projet artistique, qui eut lieu à Milan-Varese en octobre 2010. IL s’agissait de sensibiliser le public religieux - en général pas très réceptif à l’art d’aujourd’hui - aux potentialités créatrices de l’art contemporain, et sa possibilité de dialoguer avec le spirituel/la foi chrétienne. Plusieurs contributions (dont la mienne : "Fondements théologiques et esthétiques d’une rencontre entre l’art contemporain et le christianisme") allaient dans ce sens.

Aux interventions de ce colloque a été rajoutée une volumineuse contribution (presque un ouvrage à lui seul : 165 pages, ce qui déséquilibre un quelque peu l’ouvrage !) de Emmanuele Borsotti sur "Le livre descellé : pour une phénoménologie cérémonielle de l’évangéliaire". Sur le genre de l’évangéliaire, on notera également une intervention de type historique du prieur de la communauté de Bose (qui a imprimé l’ouvrage) Enzo Bianchi -sur "L’évangéliaire et son habitude de lecture : des usages juifs à la pratique chrétienne".

On notera également la contribution un quelque peu atypique dans ce cadre (quand on connaît sa pensée) mais fort stimulante comme toujours de Marie-José Mondzain sur "Quelques réflexions sur l’icône et l’idole" (en fait surtout sur l’idole !).

L’ouvrage est imprimé avec soi, avec une abondante iconographie fort bien mise en page et en valeur (important cahier en quadrichromie au centre de l’ouvrage), mais avec un défaut de taille : les copyrights des images n’ont pas été négociées, donc pas indiquées !

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Le second ouvrage intitulé Le nouvel évangéliaire ambrosien et chefs d’oeuvres antiques. La beauté dans la parole, est le résultat des réflexions du premier, mais surtout de la contribution de 6 artistes qui ont été retenus pour l’illustration de cet Evangéliaire contemporain : Giovanni Chiaramonte, Nicola De Maria, Mimmo Paladino, Nicola Samori, Ettore Spalletti, Nicola Villa (aucune femme !).

Les contributions artistiques sont d’inégale valeur. Mais on appréciera que l’archidiocèse de Milan (l’Eglise ambrosienne), ait été dans le sens de la modernité artistique. Plusieurs artistes ont des modes d’expression esthétiques résolument modernes. Les deux premières parties de l’ouvrage sont d’ordre historique et liturgique et expliquent - comme c’était le cas dans le volume des actes - la fonction de l’évangéliaire dans l’histoire du christianisme. D’autres évangéliaires sont présentés, d’anciens exposés et présentés à la bibliothèque ambrosienne de Milan, ainsi que celui du pape Jean-Paul II.

L’ouvrage sur le nouvel évangéliaire ambrosien a été subventionné par de nombreux contributeurs (dont la mairie de Milan et des entreprises du secteur privé), ce qui explique sa qualité au niveau de son iconographie et de son graphisme.

Jérôme Cottin